jeudi, décembre 17, 2015

Servitudes



" […] C'est sûr, rien que la période des fêtes de Noël suffit à donner au moins la grippe à n'importe qui. Toute cette fausse bonté joyeuse programmée ferait vomir à un homme toute sa putain d'âme! J'en ai tellement marre des gens singulièrement usés qui sont farcis d'idées standard et qui se jettent sur toi à l'entrée d'une boutique. Putains d'arriérés couverts de croûtes, perdus dans leurs heures d'ouverture et il ne leur vient même pas à l'esprit qu'ils pourraient mutiler les miennes. "

Charles Bukowski, lettre à William Packard, 24 janvier 1990
Correspondance 1958-1994, Grasset & Fasquelle, 2005.


" Ici, j'ai survécu au réveillon de Noël et il ne me reste plus qu'à passer ces réjouissances de l'ignorance que représente le réveillon du Nouvel An. Le 2 janvier a toujours été l'un de mes jours préférés. Toutes ces conneries sont passées et les masses retournent en rampant dans leur trou où ils ont leur place. Au fur et à mesure qu'ils dépriment et s'aigrissent, moi j'avance dans la lumière. Ou ce qui reste de lumière.
Quant à toi, continue de te porter à merveille."

Charles Bukowski, lettre à William Packard, 30 décembre 1991, 22 heures 30
Correspondance 1958-1994, Grasset & Fasquelle, 2005.