lundi, mai 07, 2007

lectures


Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. " Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. (George Orwell, La ferme des animaux)





" J'ai du reste ajouté, en leur temps d'autres observations touchant les plus remarquables nouveautés que le cours ultérieur du même processus devait faire apparaître. En 1979, à l'occasion d'une préface destinée à une nouvelle traduction italienne, j'ai traité des transformations effectives dans la nature même de la production industrielle, comme dans les techniques de gouvernement, que commençait à autoriser l'emploi de la force spectaculaire. En 1988, les Commentaires sur la Société du Spectacle ont nettement établi que la précédente " division mondiale des tâches spectaculaires ", entre les règnes rivaux du " spectaculaire concentré " et du " spectaculaire diffus ", avait désormais pris fin an profit de leur fusion dans la forme commune du " spectaculaire intégré ".(...) C'est cette volonté de modernisation et d'unification du spectacle, liée à tous les autres aspects de la simplification de la société, qui a conduit en 1989 la bureaucratie russe à se convertir soudain, comme un seul homme, à la présente idéologie de la démocratie : c'est-à-dire la liberté dictatoriale du Marché, tempérée par la reconnaissance des Droits de l'homme spectateur. (...) En 1991, les premiers effets de la modernisation ont paru avec la dissolution complète de la Russie. Là s'exprime, plus franchement encore qu'en Occident, le résultat désastreux de l'évolution générale de l'économie. Le désordre n'en est que la conséquence. Partout se posera la même redoutable question, celle qui hante le monde depuis deux siècles : comment faire travailler les pauvres, là où l'illusion a déçu, et où la force s'est défaite ? "(Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle)


« À ce populisme classique semble désormais se greffer un populisme yuppie - un techno-populisme - qui entend bien afficher sa postmodernité carnassière, prompte à repérer et à digérer le best of des biens et services de la planète. » (Gilles Châtelet, Vivre et penser comme des porcs)




Texte fondateur de la civilisation chinoise et maître d’œuvre de sa philosophie, le Yi Jing est devenu aujourd'hui patrimoine de l'humanité. Longtemps considéré comme un ouvrage de divination, le Livre (Jing) des Changements (Yi) ne révèle en réalité rien qui doive être l'objet d'une croyance irrationnelle. II ne fait que constater une évidence que ne rejette aucune foi, que ne contredit aucune science : le changement est la vie même. Ses 64 hexagrammes, figures qui expriment cette vérité universelle en termes de yin et de yang, ne sont aucunement censés « prédire l'avenir ». Mais leur structure et les commentaires qui les accompagnent, imprégnés de sagesse taoïste et confucéenne, peuvent aider tout un chacun à trouver l'adéquation harmonieuse entre le projet qu'il mène et l'ensemble dans lequel il s'inscrit. Ainsi, le Yi Jing devient un outil moderne d'investigation, à la fois pour l'action quotidienne et pour la connaissance de soi.
Ce maître livre de stratégie nous est offert ici comme il ne l'avait jamais été la traduction de Cyrille J.- D. Javary, précise, concrète, débarrassée des interprétations fantaisistes qui ont longtemps faussé l'image du Yi Jing en Occident, est enrichie de mille informations inédites et passionnantes sur tes subtilités des idéogrammes chinois. Les commentaires du traducteur et de Pierre Faure, dont le travail approfondi est le fruit d'une longue pratique, renouvellent en profondeur l'utilisation du Livre des Changements, véritable manuel d'aide à la décision.

Ce monument d'une culture si lointaine, étonnant plan du monde « en mouvement », devient, par cette présentation unique, un chemin offert à tout lecteur pour saisir toute l'originalité de la pensée chinoise... et se comprendre lui-même.

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

meunier tu dors ???
bidi

mai 31, 2007 9:15 AM  
Anonymous Annsun said...

Bonjour !
Quel est votre ouvrage préféré parmi ceux ici présentés ? envie que vous nous donniez l'envie... sourires...

juin 08, 2007 8:19 AM  

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