samedi, janvier 31, 2015

Corruption

Le pouvoir corrompt, autant que peut l'être le gouvernement lorsqu'il est investi du pouvoir absolu, de même les marchés peuvent aussi être corrompus lorsqu'ils sont investis du même pouvoir absolu. Nous assistons aujourd'hui aux effets d'un tel pouvoir : la misère et l'appauvrissement de millions de personnes et leur possible réduction en esclavage. Mais ce pouvoir, loin d'être absolu, n'a pas de réel pouvoir, il n'a que notre obéissance.

dimanche, janvier 25, 2015

Liberté d'expression je perverti ton nom...

 Der Sturmer, 1934. L'Araignée. Credit: Courtesy of The David S. Wyman Institute for Holocaust Studies.

 Dessin de Coco paru dans un numéro de Charlie Hebdo en septembre 2012


La liberté d'expression en Allemagne dans les années 1930...
... et la liberté d'expression en France dans les années 2010...

Les propagandistes sont-ils irresponsables, comme ces deux canards du café du commerce flattant les bas instincts, deux "étoiles" au firmament de la presse pour débiles immatures qui souffle l'haleine de la "haine"... Quand la propagande passe par la dérision et l'humiliation. Et qu'on vienne pas me dire que l'analogie ne fonctionne pas, surtout quand on voit le rôle incommensurable de l'appareil d'État dans les deux cas, pour souffler sur les braises avant, ou tirer les marrons du feu après...

Je ne suis certainement pas Charlie comme je n'aurai pas voulu être Der Stürmer.

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samedi, janvier 24, 2015

le Fils-de-pute # 3


« Voilà pourquoi lui le fils-de-pute (même quand il ne le sait pas encore) mène généralement une vie occupée, il est d'autant plus préoccupé qu'il est plus fils-de-pute, il est préoccupé par ses occupations et pas l'absence de préoccupations des autres, il vit dans une inquiétude permanente même quand il affiche le calme; tout ce qui est nouveau le dérange, lui est une cause de tourments et de crainte. mais plus il éprouve de la crainte, plus il se tourmente, et plus grand est son besoin de continuer à faire, de faire toujours plus, ou alors de continuer à ne pas laisser faire, à de moins en moins laisser faire. Et plus il fait, ou moins il laisse faire, plus grande est sa crainte : la crainte de ne pouvoir indéfiniment continuer à faire ce qu'il fait, ou bien à ne pas laisser faire ce qu'il ne laisse pas faire, crainte de l'avenir et du présent, et même presque toujours du passé. Le fils-de-pute n'est jamais satisfait : c'est pourquoi il accumule, pourquoi il tente d'accumuler tout ce qu'il considère comme des avantages. Voilà pourquoi il est envieux, toujours envieux, envieux de tout; voilà pourquoi il dort mal, pourquoi il est constipé, pourquoi il a des maux de tête. Le fils-de-pute sent qu'il devrait être constamment en éveil, très actif, de plus en plus attentif aux principes qui conduisent à réunir les moyens de réaliser ses fins; le fils-de-pute est rongé par la douleur de « perdre » son temps à dormir, déplore l'« effet » de « perdre » son temps à déféquer, et voilà pourquoi il se retient de déféquer; voilà pourquoi enfin la place des fèces du fils-de-pute est à l'intérieur du fils-de-pute et non hors du fils-de-pute. »

Alberto Pimenta, Discours sur le Fils-de-pute, L'Insomniaque, 1996, traduit du portugais par Robert Massart (Ed. Teorema, Lisbonne, 1977)

vendredi, janvier 23, 2015

Le Fils-de-pute # 2


« Ce qui se produit, c'est que tout fils-de-pute, sans renier sa race ni perdre la face, s'organise en parties et partis qui se complètent mutuellement pour qu'il puisse avoir un pied ici, l'autre là, et la tête des deux côtés : disons que des parties au départ opposés se rejoignent dans la même société, et des sociétés différentes dans le même parti. Et tout cela se rassemble alors dans le grand corps appelé nation, dont l'esprit finit par n'être rien d'autre que la projection même du fils-de-pute. C'est là, dans le corps appelé nation, que tout fils-de-pute, se spécialise pourtant selon sa vocation en deux manières apparemment d'être fils-de-pute : c'est un phénomène que le fils-de-pute lui-même, dans sa terminologie, appelle « concertation de mesures », coordination d'organes divers », ou « action sur divers fronts » ou simplement « rationalisation, étant donné que ce phénomène constitue pour lui le processus le plus raisonnable et le plus efficace pour se préoccuper des autres et pour leur interdire, ou tout au moins leur rendre difficile l'absence de préoccupations. Donc, tous les fils-de-pute n'utilisent pas leur génie d'une manière identique et homogène, et c'est aussi pour cela qu'il est si difficile de comprendre et de définir le fils-de-pute de manière concluante et universelle. Il y a des fils-de-pute dont la vocation est de faire et des fils-de-pute dont la vocation est de ne pas laisser faire et se sont là (on peut l'affirmer dès maintenant) les deux types universels et éternels de fils-de-pute. »

Alberto Pimenta, Discours sur le Fils-de-pute, L'Insomniaque, 1996, traduit du portugais par Robert Massart (Ed. Teorema, Lisbonne, 1977)

lundi, janvier 19, 2015

Ennemis ou alliés?


On apprenait le vendredi 9 janvier à 16h42 que l'un des deux suspects, Saïd Kouachi, avait rencontré l’ancien prédicateur d’Al Qaïda au Yémen, le Cheick Anouar Al-Awlaqui? Ah oui?... Et qui est Anwar Al-Awlaqui ? Ooh!... C'est-y pas que cet Al-Awlaqui travaillait avec le FBI et était un agent actif du gouvernement américain!

Anouar Al-Awlaqui

En septembre 2014, Judicial Watch, l'organisation américaine dédiée à la surveillance des activités du gouvernement américain, annonçait avoir obtenu plus de 900 pages de nouveaux documents au cours de son procès fédéral contre le FBI en vertu du Freedom of Information Act. Pages montrant que Al-Awlaqui communiquait régulièrement avec un agent du FBI. Dans un courriel, par exemple, datant d'octobre 2003 et adressé à un agent du FBI, Anouar Al-Awlaqui se dit «étonné» et «surpris» par la couverture médiatique à son sujet... Les sources et les preuves sont sur le site de Judicial Watch.

Autre chose, on retrouve Al-Awlaqui invité à déjeuner avec des hauts gradés du Pentagone, quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001...

On peut lire dans l'article du Monde, Au Yémen, sur la piste des Kouachi : "Quelques minutes avant d’être tué, vendredi 9 janvier, dans l’affrontement final avec les hommes du GIGN, Chérif Kouachi, interrogé au téléphone par BFMTV alors qu’il est retranché, avec son frère, dans les locaux d’une imprimerie en Seine-et-Marne*, évoque brièvement son lien avec le Yémen. « On est les défenseurs du Prophète. On m’a envoyé, moi, Chérif Kouachi, par Al-Qaida du Yémen. Je suis parti là-bas. C’est le cheikh Al-Awlaqui qui m’a financé. » Anouar Al-Awlaqui, prédicateur américano-yéménite, était considéré comme le chef d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA) au Yémen lorsqu’il a été tué en septembre 2011 par un drone américain."

Donc, si les frères Kouachi ont été financés par Anouar Al-Awlaqui, ils ont été, au minimum, financés par les services américains.
C'est drôle, tous ceux qui travaillent pour les services secrets américains et les services français sont éliminés. Comme les frères Kouachi, d'utiles agents financés par les français et les américains... Peut-être, un jour, les Français finiront par comprendre que tous ces 'méchants' sont contrôlés et financés par les agences de renseignement... Peut-être, en attendant, comme le dirait un vieux briscard des services de renseignements américains habitué aux vieilles recettes du terrorisme fabriqué : "S. O. S." ("Same Old Shit"...)

* et oui, c'est comme ça maintenant, dans un bon scénario terroriste, les médias tendent les micros aux terroristes ("Parlez bien dans le micro, s'il vous plaît! merci!"...)... Où ceux qui ne sont pas aveugles s'aperçoivent que le terrorisme fabriqué et la communication médiatique sont les deux faces d'une même monnaie de singe.

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mercredi, janvier 14, 2015

CIA (avec le Mossad qui recrute impunément en France)

La franchise yéménite d’Al-Qaïda (made  by CIA) vient de revendiquer l’attentat de Paris. C’est donc signé made in CIA, et les agences de renseignement locales, évidemment. Le big boss d’Al-Qaïda Yémen, Anouar al-Ahouaqi (Anwar al-Awaki) est un agent de la CIA, qui a travaillé pour le FBI et qui a déjeuné à plusieurs reprises en 2001 et en 2003 au Pentagone. Kouachi a déclaré avoir été financé par Al-Awaki… donc.. par la CIA, le bras armé de Wall Street… Donc la France a été attaquée par la CIA!
La France doit rester sous la botte américaine, et continuer la politique européenne complètement suicidaire contre la Russie (et sa réorientation vers l'Asie) ...

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Selon l'Associated Press, l'un des hommes responsable de l'attaque terroriste de la semaine dernière qui a tué 12 personnes dans la capitale française a affirmé avoir vécu avec le Nigérian qui fut à l'origine de l'attentat avorté à la bombe d'Al-Quaïda il y a cinq ans, a déclaré lundi le journaliste yéménite et chercheur Mohammed al-Kibsi qui a rencontré Saïd Kouachi, le présumé agresseur de l'attentat de Paris.

Dans un entretien téléphonique avec Press TV, ce mardi, Ulrich a déclaré : "L'attentat de Paris a été un puzzle pour beaucoup ... et il faut trouver les connections pour vraiment comprendre ce qui s'est passé."

"Nous avons été informés par les médias traditionnels, les médias occidentaux, qu'un journaliste yéménite a affirmé qu'il avait interviewé Kouachi qui était responsable de l'attaque de Paris, ou l'un de ceux qui en étaient responsables," a-t-elle déclaré.

"Et il avait des liens avec le terroriste nigérian", "ce terroriste avait été tenu pour responsable de vouloir faire sauter un avion de ligne à Noël en 2009", a ajouté Ulrich.

"Eh bien, il se trouve que les médias grand public sont tellement occupés pour diffuser cette information qu'ils en ont oublié la première information qu'ils nous avaient donnée. Par exemple, en 2012, on nous a dit que ce terroriste aux «vêtements piégés» travaillait en fait avec la CIA et avec les Saoudiens" a-t-elle souligné.

Des responsables US et yéménites ont déclaré à l'Associated Press en mai 2012 que le terroriste aux "vêtements piégés" fut impliqué dans un complot visant à attaquer un avion de ligne à destination de Détroit, travaillait sous couverture pour le renseignement saoudien et la CIA quand il a reçu une nouvelle bombe non-métallique visant à passer les contrôles de sécurité de l'aéroport.
Ulrich a déclaré que c'est important de mentionner que le terroriste aux vêtements piégés a passé la sécurité lorsque "le renseignement israélien était en charge de la sécurité de l'aéroport d'Amsterdam".

Elle a ajouté que les responsables du renseignement n'ont pas réussi à contrôler la bombe et ont aidé le kamikaze à monter dans l'avion, ce qui "m'indique qu'ils étaient tous conscients du travail de cette personne."

"Il y a six ou sept mois, la sécurité de l'aéroport du Royaume-Uni a prétendument reçu un avertissement des services des États-Unis ... selon lequel les terroristes d'Al-Qaïda allaient attaquer les aéroports et les avions de ligne en utilisant une nouvelle génération de bombes non-métalliques élaborés par eux en Syrie et au Yémen," a déclaré Ulrich.

"Ce qui est vraiment très inquiétant pour moi est toute cette information ou cette désinformation que nous obtenons," a-t-elle déclaré. "Nous devons comprendre à qui cela profite".
Une série d'attaques violentes, y compris l'attaque du bureau de Paris du magazine controversé Charlie Hebdo, a fait au moins 17 morts la semaine dernière dans la capitale française.

Deux jours après l'attaque de Charlie Hebdo, Saïd et Cherif Kouachi, suspects, ont été tués après s'être réfugiés dans un atelier d'impression dans la ville française de Dammartin-en-Goële.

"Donc, à la fin de la journée, nous devons comprendre qui gagne de ces prétendues attaques", a souligné Ulrich. Les gens n'ont pas les véritables informations. On leur "dit un tas de mensonges qui ne sont pas censés être connectés et lorsque nous les connectons ils nous font remonter aux services de renseignement, comme ceux de la CIA."

"Nous devons donc être très vigilants, et n'oublions pas ce que nous avons lu hier afin de comprendre ce que nous lisons aujourd'hui et de relier les points nous-mêmes" a-t-elle averti.

"Je veux dire beaucoup ont eu des doutes quant à la véracité de l'attaque à Paris. Beaucoup ont pensé que c'était une opération sous fausse bannière. Et maintenant, avec cette nouvelle information qui fait le lien avec le terroriste aux vêtements piégés qui a travaillé pour la CIA, cela plaide en faveur d'une opération sous fausse bannière", a conclu Ulrich.

Source (traduction) :
http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-17322.html
Original :
http://www.presstv.ir/Detail/2015/01/13/392957/Info-confirms-CIA-link-to-Parris-attack

Je suis crédule

Je suis Charlie. Je suis un mouton. Je suis le mouton qu'on manipule comme on veut sous le coup de l'émotion. Je suis la rhétorique émotionnelle. Je suis angoissé. Je suis aveugle. Je suis domestiqué. Je suis sous l'emprise d'une opération de sidération publique. Je suis celui qui ne voit pas plus loin que l'écran qui indique "Je suis Charlie". Je suis celui qui n'est pas écœuré par le spectacle des charognards. Je suis celui à qui on racle les derniers restes d'esprit critique qui lui restent peut-être. Je suis obéissant. Je suis très obéissant. Je fais ce qu'on m'intime de faire. Je suis un réflexe. Je suis celui qui refuse que l'autre ne dise pas à l'unisson "Je suis Charlie". Je suis celui qui défile avec des assassins. Je suis celui qui va pointer du doigt celui qui refuse d'être Charlie. Je suis celui qui réagis. Je suis celui qui pense avec ses affects. Je suis celui qui se dit je ne sais pas où je vais donc je suis. Je suis ignorant. je suis l'ignorance. Je suis dans l'ignorance de la falsification. Je suis celui qui ne s'occupe de rien d'autre que de son propre sommeil. Je suis celui qui ne se renseigne pas sur le terrorisme, son histoire et sa récupération par l'occident qui le fabrique à son tour. Je suis celui qui ne sais pas que la France soutient les terroristes en Syrie. Je suis celui qui déplore les effets dont il chérit les causes. Je suis celui qui ne réfléchis plus. Je suis sous hypnose. Je suis celui qui ne veut pas savoir. Je suis celui qui ne veut pas savoir que le terrorisme est pour l'essentiel le fait des services de renseignement. Je suis celui qui ignore les méthodes de l'Otan, de la Cia, de la Dgse, de la Dgsi. Je suis celui qui ne veut pas savoir que près de 40% des tentatives d'attentats islamistes recensés aux Usa depuis 2001 ont été initiées ou facilitées par les autorités au moyen d'un agent infiltré ou d'un indicateur retourné. Je suis celui qui ne veut pas voir que c'est la même chose en France. Je suis celui qui veut ignorer l'existence de Gladio et la succession des attentats sous fausses bannières. I am the one who doesn't give a shit about false flags. Je suis celui qui pense selon deux poids deux mesures. Je suis celui qui pense qu'il faut laisser chacun s'exprimer, même s'il choque. Je suis celui qui pense qu'il ne faut pas laisser s'exprimer celui qui me choque. Je suis indigné à deux vitesses. Je suis en colère à deux vitesses. Je suis hypocrite. Je suis celui qui n'est pas indigné par l'agit(ation)-prop(agande), les insultes, les provocations constantes des médias. Je suis celui qui à l'unisson parle de liberté d'expression et qui dans le même temps celui qui dit qu'il faut éliminer un certain humoriste. Je suis l'adulte immature. Je suis celui qui se renseigne en lisant des ouvrages sur les manipulateurs mais qui ne s'aperçoit pas qu'il se soumet à l'instant à une manipulation de grande envergure. Je suis celui qui s'indigne. Je suis un logo. Je suis sous le choc. Je suis un mouton. Je suis mené à l'abattoir. Je suis perdu. Je suis le mouton qui a besoin d'un slogan pour être guidé. Je suis téléguidé par l'ingénierie sociale. Je suis celui qui avale toutes les couleuvres des médias. Je suis le bon public abreuvé de désinformation. Je suis incapable de voir les invraisemblances du scénario tout prêt qu'on me sert en 48 h. Je suis celui qui ne met rien en doute. Je suis obéissant. Je suis l'obéissance. Je suis la bien-pensance. Je suis celui qui n'a aucune idée des mensonges de l'autorité. Je suis sous l'autorité. Je suis celui qui ne cherche pas les vérités. Je suis sous le choc. Je suis la castration symbolique. Je suis celui dont les capacités de jugement, de révolte, de logique sont annihilées, liquidées, dissoutes. Je suis la psychologie des foules. Je suis la foule. Je suis la foule où la fureur est partout l'esprit nulle part. Je suis le spectateur. Je suis le spectacle intégré. Je suis celui qu'on secoue avant de s'en servir. Je suis l'idiot utile. Je suis dissous dans le nombre. Je suis le nec plus ultra de la soumission du dernier des hommes. Je suis abject. Je suis le réseau social. Je suis son esclave. Je suis soumis. Je suis Charlie.

Décérébration et éviscération sous anesthésie générale des zombies intoxiqués par les mass média

Le rassemblement du 11 janvier 2015, salué par les médias du monde entier comme un « élan de solidarité sans précédent » n'était pas censé donner un sentiment de malaise et une étrange impression de détournement, mais c'est pourtant le cas. Surtout en ces temps obscurs, « la vérité arrive toujours la dernière, et fort tard, parce qu'elle a pour guide un boiteux qui est le temps » (Baltasar Gracián), mais le temps montrera clairement que la réaction des esclaves face aux techniques de mise en scène de la terreur fonctionnent à merveille lorsque les fonctions nerveuses, intellectuelles et immunitaires des individus sont très sérieusement endommagées.

vendredi, janvier 09, 2015

tyrannie merdiatique et mystificatrice


Les suspects de la tuerie de Charlie Hebdo, boucs émissaires livrés en pâture en deux temps trois mouvements à la vindicte populaire, sont en fait sûrement entre les mains d'une "brigade spéciale", celle qui les détenait déjà avant l'attaque et qui leur ont confisqué cette carte d'identité, remise à la véritable équipe GLADIO B de professionnels masqués (dont un a les yeux bleus, dixit Caroline Fourest) et qui a été retrouvée dans le véhicule, comme par un heureux hasard. Allah est Grand, dans sa bonté pour débusquer les méchants, sur la bonne piste il nous a guidé... On peut penser (on a le droit?) que les suspects, pas masqués ceux là, dont on voit partout les visages partout, sont à la disposition de cette "brigade", prêts à être liquidés dans les heures et déposés aussitôt là où les unités d'élite du Raid ou du GIGN seront censées les avoir éliminés. Et les charognards du spectacle pourront faire leur travail.

Comme c'est extrêmement louche cette traque qui n'en finit pas, comme c'est louche!!!

oh la liberté d'expression! la-liberté-de-penser, la-liberté-d'expression ooohhhh...

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mercredi, janvier 07, 2015

"Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme."

" Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.
(...)
On peut remarquer que l’interprétation des mystères du terrorisme paraît avoir introduit une symétrie entre des opinions contradictoires ; comme s’il s’agissait de deux écoles philosophiques professant des constructions métaphysiques absolument antagonistes. Certains ne verraient dans le terrorisme rien de plus que quelques évidentes manipulations par des services secrets; d’autres estimeraient qu’au contraire il ne faut reprocher aux terroristes que leur manque total de sens historique. L’emploi d’un peu de logique historique permettrait de conclure assez vite qu’il n’y a rien de contradictoire à considérer que des gens qui manquent de tout sens historique peuvent également être manipulés ; et même encore plus facilement que d’autres. "
Guy-Ernest Debord, Commentaires sur la société du spectacle, Éditions Gérard Lebovici, 1988.